UNE HISTOIRE DE
FAMILLE
FAMILLE
Quand certains disent imaginer un produit pour leurs clients, d’autres admettent le faire avant tout pour eux-mêmes, à leur images.
Ce serait la meilleure manière de toucher au cœur : en faisant avec son coeur.
Nous façonnons nos vins selon nos goûts, espérant qu’ils réjouissent autant nos fidèles buveurs et buveuses que les voyageurs curieux qui empruntent le tout petit pont en pierre, sur la route de Beaune
Bienvenue au Domaine de la Roche Aiguë, au beau milieu de la côte de Beaune. Chez nous, vous serez accueilli·es en toute simplicité, avec le sourire… si l’on n’est pas en cave, dans les vignes, au bureau ou à table ! Théa, ma chienne vous renifle, c’est la coutume ! Qu’est-ce qui vous amène ? Une envie de découvrir notre travail familial ? D’approvisionner votre cave ?
Bâti dans la ferme de ma grand-mère maternelle, le domaine viticole de la Roche Aiguë est le fruit d’un projet d’amoureux et d’une audace de faire à sa manière. J’étais encore dans son ventre quand maman s’affairait à dessiner les contours de cette toute nouvelle affaire de famille, avec papa. Ils voulaient donner un nom à eux, pas de patronyme. Cette pointe rocheuse que l’on voit depuis la cuverie, mêlée aux cimes des sapins, porte le nom de roche aiguë. Voilà un nom parfait.
LE TERROIR EN
HÉRITAGE
HÉRITAGE
Fonder leur domaine, le Domaine de la Roche Aiguë, répondait à un appel de liberté, « de faire le vin qu’on voulait. Il fallait trouver la cuverie, d’abord à Beaune, puis acheter le matériel, les machines, un tuyau pour commencer. Au fil des ans, on a posé des portes, un toit : on apprenait à maîtriser l’art de faire notre vin ». Ils ont commencé avec des parcelles de Bourgogne Rouge, Volnay et Auxey blanc et rouge. Parcelles cédées, parcelles acquises, c’est un jeu habile de gain de contrat de fermage : on loue des parcelles, on s’en occupe, on embouteille le fruit du travail d’une année. On savoure.
Nous travaillons avec ce que nous donne la nature : le soleil et la flotte, les redoutés Saints de glaces au milieu du mois de mai et les jours de sècheresse, les vents à décorner les boeufs, et les journées favorables qui nous remplissent finalement d’un bonheur brut. Ici, nous travaillons avec le coeur et le corps, nous ne domptons pas la vigne, nous sommes ses adjuvants. Nous puisons notre énergie tout entière dans les saisons qui défilent et témoignent d’un lent et naturel processus. Chaque jour, nous retroussons nos manches, chaussons nos bottes, boostés par le plaisir de faire en famille et de savoir que dans un an, une bouteille de Pommard ou d’Auxey-Duresses, de la Lave ou de Saint-Romain sera ouverte avec entrain et esprit de partage sur les tablées du dimanche, tachant de rouge la nappe des jours heureux, réconfortant aussi parfois des âmes tristes.
Les pieds bien ancrés, déambulant entre les rangs depuis l’enfance, les doigts noircis par la terre, les genoux parfois endoloris par les pierres calcaires de la côte, nous avons grandi, et mûri chacun et chacune avec les cycles, les champs, les bêtes, les forêts sur les hauteurs. Et si l’eau coule sous les ponts, l’amour entre mes parents -mais aussi leur engagement et leur ténacité dans cette entreprise- ont permis de braver les tempêtes et fonder cet univers bien à nous, où le goût du bon et du simple résonne. Et me voilà désormais à imaginer perpétuer l’héritage familial !
J’ai appris le métier en regardant beaucoup. Je n’étais pas prédestinée à devenir vigneronne mais toute petite, je me visualisais déjà travaillant au contact de la nature, comme une figurante d’un tableau, fondue dans des paysages magnifiques qui laissent penser à quel point l’on peut se sentir vivante. Je me voyais déjà dans ce futur-la, suivie par mon chien, mon fidèle compagnon. Et je vis désormais cette vie de rêve, cette vie libre et choisie. Cette vie du dehors.



















